Invitation Journées Techniques ACS des mardi 1er juin et vendredi 4 juin 2021

Invitation Journées Techniques ACS des mardi 1er juin et vendredi 4 juin 2021

Novalis Terra a le plaisir de vous inviter à ses deux nouvelles journées techniques des mardi 1er juin et vendredi 4 juin, qui porteront respectivement sur l’ACS sur Colza, Céréales et Oléoprotéagineux, et l’ACS sur Cultures industrielles. 

Mardi 1er Juin : Journée Technique ACS sur Colza, Céréales et Oléo-protéagineux

Au programme :

Colza, Céréales et protéagineux d’hiver en ACS :

  • Implantation
  • Plantes compagnes et couverts permanents
  • Fertilisation
  • Gestions des adventices
  • Auxiliaires et ravageurs

Colza, Céréales et protéagineux d’hiver en Agriculture biologique en réduction de travail du sol :

  • Implantation
  • Désherbage
  • Fertilisation
  • Micro-nutrition
  • Biostimulation et biocontrôle

Faunes auxiliaires et gestions du territoire :

  • Ecosystème
  • Biodiversité et gestions des ravageurs
Vendredi 4 Juin : Journée Technique ACS sur Cultures industrielles

Au programme :

Cultures :

  • Pomme de terre, Betterave, Légumes de pleins champs, Lin fibre

Couverts :

  • Stratégie, Composition, Destruction
  • Gestion de la paille, Gestions des ravageurs et maladies

Implantations :

  • Non labour, TCS Light, Strip-till, Pré-buttage d’automne

Fertilisation :

  • Minérale, Organique, Micro-nutrition
  • Analyse de jus de sève

Biocontrôle et biostimulation :

    • Plantes compagnes
    • Gestions des pucerons,
    • EM, EF et TCO

    Inscrivez-vous dès maintenant sur ce formulaire !

    Réponse souhaitée par mail ou via ce formulaire de contact avant le 28 mai.
    Invitation Journée Technique ACS du jeudi 7 janvier 2021

    Invitation Journée Technique ACS du jeudi 7 janvier 2021

    Novalis Terra a le plaisir de vous inviter à sa journée technique du jeudi 7 janvier, afin d’échanger sur les cultures, techniques et programmes en Agriculture de Conservation des sols, de vous partager des résultats d’essais, et de vous présenter sa nouvelle configuration à pour 2021.

    Au programme

    8H45 – 9H00 Accueil / Connexion
    9H00 – 9H45
    L’équipe Novalis Terra et ses projets
    9H45 – 10H15 Résultats essais automne 2021
    10H30 – 12h15 Santé du végétale : Nutrution et Parasitisme grande cultures


    13H30 – 14H30 Gestion couverts, fertilisation et implantation de printemps
    14H30 -15H30 Implantation féverole de printemps, tournesol, lin fibre semence
    15H45 – 16H30 Vèsce de printemps semence et culture relais lin oléagineux
    16H30 – 17H30 BRF et fertilité du sol, extraits fermentés, huiles essentielles
    17H30 – 18H00 Cultures industrielles : couvert, strip-till, pomme de terre
    18H00 – 18h30 Rotation / tournesol, associé TBN – Blé semi direct en Agriculture Biologique

    Réponse souhaitée par mail ou via le formulaire de contact avant le 5 janvier.

    Invitation Journée Technique ACS du 17 septembre 2020

    Invitation Journée Technique ACS du 17 septembre 2020

    Novalis Terra a le plaisir de vous inviter à sa journée technique du jeudi 17 septembre, afin d’échanger sur l’année 2019/2020 et de préparer les interventions d’automne 2020.

    Au programme

    8H45 – 9H15 Accueil
    9H15 – 9H45 Retour sur l’année 2019 – 2020
    9H45 – 10H15 L’accompagnement Novalis Terra et son équipe 
    10H15 – 10H30 Pause
    10H30 – 12H15 Résultats des essais 2019 – 2020 et perspectives 
    12H15 -13H30 Déjeuner
    13H30 – 14H15 ITKs en strip-till (Patrice LESCOP, à confirmer)
    14H15 – 15H00 Ferme de Saint Lubin, approche système ACS (Frédéric REMY)
    15H00 – 15H15 Pause
    15H15 – 16H15 Approche phyto en ACS (Désherbage – Adjuvant – Régulation – Traitement de Semence – Ravageurs)
    16H15 – 17H15 Approche nutrition / biocontrôle en ACS (Nutrition & fertilisation – Biocontrôle – Extraits fermentés – TCO)
    17H15 – 17H30 Mot de la fin

    Tarif client Novalis Terra déjeuner inclus : 25 euros TTC
    Tarif non client déjeuner inclus :
    95 euros TTC

    Réponse souhaitée par mail ou via le formulaire de contact avant le 7 septembre.
    Comment adapter la fertilisation à la dynamique de minéralisation de ses sols au printemps ?

    Comment adapter la fertilisation à la dynamique de minéralisation de ses sols au printemps ?

    La dynamique de minéralisation des sols diffère que l’on soit en Agriculture de Conservation des Sols ou dans un système travaillé. L’enjeu en termes de fertilisation réside alors dans une bonne capacité à comprendre ces systèmes, et à adapter ses pratiques pour favoriser l’installation et le bon développement de ses cultures de printemps.

    Adapter vos pratiques de fertilisation à la dynamique de minéralisation des sols

    Pour bien comprendre l’impact de l’Agriculture de Conservation des Sols sur la gestion de la fertilisation, il est tout d’abord nécessaire d’aborder la question de la minéralisation de vos sols, et des différences qui existent avec un système travaillé.

    La minéralisation est ce processus qui, par l’action de micro-organismes, va permettre de transformer la matière organique en minéral. Pour cela, ces micro-organismes ont besoin d’oxygène, d’une température suffisamment élevée, et d’humidité. L’intensité de la minéralisation dépendra également du taux de matière organique : plus la teneur en matière organique d’un sol sera élevée, plus l’intensité de la minéralisation (lorsque les conditions sont réunies) sera importante.

    Ainsi, un sol non travaillé va connaître 2 pics de minéralisation. Le premier, à la sortie de l’hiver, sera assez lent : dans un sol froid et souvent gorgé d’eau, l’eau va s’égoutter progressivement, permettant à l’oxygène d’entrer dans le sol. La température du sol va augmenter, entrainant alors une intensification de l’activité des micro-organismes, créant un pic de minéralisation qui s’étendra ainsi sur les mois d’avril, mai et juin. L’été, l’activité des bactéries sera limitée par le manque d’eau. Ensuite, le second pic aura lieu à l’automne : il sera plus intense et sur une période plus courte, principalement en octobre, lorsque les terres suffisamment réchauffées et bien drainées recevront les premières pluies.

    Dans un système conventionnel, le travail du sol va injecter de manière artificielle de l’oxygène dans ce sol, intensifiant alors l’activité des micro-organismes et amplifiant ainsi le pic de minéralisation. À noter que plus la profondeur de travail est importante plus le niveau d’oxygénation sera conséquent, et plus ce pic de minéralisation sera intense – permettant alors une installation rapide des cultures.

    Les différences de dynamiques de minéralisation entre ces deux systèmes vont donc avoir une incidence importante sur les reliquats d’azote. À la sortie d’hiver dans un système ACS les reliquats d’azote seront très bas, d’une part car il n’y aura pas eu de travail du sol à l’automne, mais également parce que les couverts implantés devant les cultures vont consommer les éléments minéraux du sol. Pour palier cela, il est important d’apporter les engrais nécessaires en amont et en quantités suffisantes. À l’inverse, comme nous l’avons vu, le travail du sol à l’automne aura amplifié le phénomène de minéralisation, et permettra ainsi de bénéficier à la sortie d’hiver de reliquats d’azote encore importants… parfois trop importants pour les besoins des plantes à ce stade. Ce pic de minéralisation artificiel n’est d’ailleurs pas sans soulever des problématiques liées à la fuite des nitrates (qualité des eaux, pucerons, maladies racinaires…).

    Quels impacts des couverts sur la fertilisation des cultures d’automne ?

    Comme nous l’avons vu, sur les cultures d’automne l’implantation de couverts permet non seulement de protéger les sols contre l’érosion et les UV, mais également de stabiliser la structure et de nourrir les organismes. Cependant le développement de ces couverts entraine une plus grande consommation de nutriments (qui seront restitués plus tard), par rapport à un système conventionnel.

    Par ailleurs, la dégradation des résidus de couverts peut également entrainer une consommation d’azote, et ainsi réduire davantage les reliquats disponibles à la sortie d’hiver. Plus les résidus de couverts sont ligneux (rapport C / N haut), plus leur dégradation consommera d’azote.

    Il est donc indispensable pour moi d’apporter des engrais tôt dans vos sols, et dans des quantités plus importantes qu’en conventionnel – en veillant néanmoins à respecter les réglementations indiquées.

    Le stade de développement du couvert et sa composition au moment de sa destruction sont déterminants sur la gestion de la fertilisation au printemps

    En Agriculture de Conservation, il est vraiment important de mesurer l’impact que vont avoir vos couverts sur la fertilisation de vos cultures, selon leur développement et selon les espèces implantées dans ces couverts.

    Plus le couvert sera resté vert, avec des proportions importantes de légumineuses (dont le rapport C / N est faible), plus il sera à même de restituer des éléments fertilisants rapidement au printemps.

    À l’inverse, plus le couvert sera jaune et à un stade évolué, avec des proportions de crucifères et de céréales importantes, plus les risques de consommation d’éléments fertilisants lors de sa dégradation seront importants. En sommes, plus le couvert est lignifié plus sa dégradation sera susceptible de consommer des éléments fertilisants, et plus la restitution de ces éléments sera lente.

    Ainsi le stade de développement du couvert et sa composition au moment de sa destruction seront déterminants sur la gestion de la fertilisation au printemps.

    Pour détruire un couvert, le moyen le plus simple reste de le rouler par temps de gel (avec par exemple des rouleaux Cambridge), afin de détruire la plus grande majorité des espèces (à l’exception de quelques graminées et légumineuses). Lors de ce roulage, il faudra faire attention à ce que les terres soient suffisamment ressuyées pour ne pas créer de zones de compactions. Cette méthode présente les avantages d’être simple, peu coûteuse et rapide. Une autre solution consiste à détruire votre couvert par broyage. Bien que certaines espèces puissent résister à ce broyage (radis, graminées…), cette méthode permet d’amplifier la rapidité de la décomposition du couvert au printemps.

    Comment pallier les concurrences entre les couverts et les cultures de printemps ?

    Sur les cultures de printemps, la décomposition du couvert peut venir concurrencer l’alimentation et la fertilisation des cultures de printemps à leur démarrage. Pour vous en prémunir, je vous conseille d’avancer vos fertilisations et vos apports en azote, avant même l’implantation des cultures de printemps, afin qu’une partie de ces apports permette d’accélérer la dégradation des résidus.

    Par rapport à un itinéraire conventionnel, la disponibilité des éléments fertilisants au moment du semis de la culture de printemps sera bien plus faible en semis direct. Pour pallier cette différence, je vous recommande ici de retarder l’implantation de ces cultures de printemps. Cela permettra d’intervenir dans un sol plus réchauffé, avec une biologie plus importante, et/ou d’apporter des éléments fertilisants en localisé pour favoriser la vigueur de ces cultures au démarrage. 

    La réussite des cultures de printemps réside ainsi dans la capacité à comprendre le fonctionnement de ses sols. Il est alors essentiel de tenir compte des cycles naturels de minéralisation et de décomposition, afin d’être en mesure d’anticiper vos interventions – notamment sur la destruction des couverts – et de réguler vos apports d’engrais, et ainsi installer un contexte de fertilisation favorable pour vos cultures.

    Vous souhaitez être accompagné sur la gestion de la fertilisation de vos sols ? N’hésitez pas à me contacter ici ou directement sur mon profil Twitter @PaulRobertAgo

    Témoignages

    Témoignages

    Ils font confiance à Novalis Terra…
    Louis LOUPPE, président de la coopérative SCAM

    Formations des équipes de technicos-commerciaux à l’Agriculture de Conservation des Sols.

    “Il est encore difficile d’avoir du conseil et de s’instruire sur un sujet aussi innovant que l’ACS. Les techniques ne cessent de se renouveler et nous buttions encore régulièrement sur ces questions auprès des agriculteurs que nous accompagnons. Nous recherchions donc un intervenant capable d’aider et de former les technico-commerciaux de la coopérative afin de devenir plus performant en ACS. Aujourd’hui nous ne sommes encore qu’au début de cette formation avec de premières bases de posées, mais plus nous avançons et plus nous sommes satisfaits du travail mené avec Novalis Terra !”

    Guillaume BRUNIAUX, céréalier

    Accompagnement dans une transition à l’Agriculture de Conservation des Sols et accompagnement annuel.

    Paul Robert m’a accompagné dans ma transition à l’Agriculture de Conservation des Sols il y a maintenant 3 ans, sur mes cultures de céréales, pois, colza, betterave et lin. Sous Novalis Terra il continue de me conseiller dans mes pratiques et m’apporte tous les renseignements techniques nécessaires sur les produits et dosages à appliquer en ACS, qui diffèrent du conventionnel. Une approche double qui me permet de gagner en efficacité !
    Même si ce n’est pas toujours simple, je reste 100% satisfait et convaincu de la pertinence de l’ACS, et nous faisons en sorte que les choses avancent dans le bon sens !

    Guillaume ESPRIT, céréalier

    Accompagnement dans une transition à l’Agriculture de Conservation des Sols et suivi annuel.

    Lorsque j’ai commencé en Agriculture de Conservation des Sols, je cherchais des techniques qui soient en adéquation avec ma vision des choses et la nécessité de remettre du carbone dans le sol pour récupérer de l’auto-fertilité. Je me suis alors tourné vers Novalis Terra, pour avoir une vision plus globale des sytèmes en conservation des sols, et être accompagné sur la bonne réussite de mes couverts. On change alors de façon de travailler, on perd ses anciens repères, pour être orienté vers de nouvelles façon de faire, plus efficaces. L’Agriculture de Conservation des Sols est pour moi la voie incontournable pour durer dans l’agriculture.”

    Nicolas ROUGEGREZ, agriculteur en polyculture élevage

    Accompagnement annuel en semis direct sur cultures de lin, blé et maïs.

    Après être passé au semis direct sous couverts permanents il y a 3 ans, je cherchais quelqu’un de compétent qui puisse me suivre correctement. Paul Robert connait parfaitement les systèmes, il donne le conseil idéal pour évoluer dans le bon sens. Les résultats ont déjà été visibles sur le blé et le lin, et le seront très certainement dans quelques jours sur le maïs.”

    Pierre LANGE, agriculteur

    Transition au semis direct et accompagnement annuel en agronomie.

    Après un an d’accompagnement, Novalis Terra m’a permis d’aller plus loin dans ma transition au sans labour et au semis direct. Grâce à de vrais conseils agronomiques et de nouvelles pratiques qui s’intègrent à ma façon de travailler et à mes objectifs de semis, ma plaine a vraiment changé et j’ai pu mener une nouvelle campagne cette année.”

    Rémi VIDAL, agriculteur

    Formation à l’Agriculture de Conservation des Sols suivie avec Ver de Terre Production.

    Une formation très enrichissante sur les techniques culturales en pomme de terre ! C’est toujours intéressant de prendre ce qui est fait de nouveau pour l’appliquer sur nos cultures.”

    Pour plus d’informations sur Novalis Terra,  contactez-moi ici ou directement sur mon profil Twitter @PaulRobertAgo.

    Comment implanter, fertiliser et désherber ses céréales d’automne en Agriculture de Conservation des Sols ?

    Comment implanter, fertiliser et désherber ses céréales d’automne en Agriculture de Conservation des Sols ?

    La gestion des couverts végétaux est déterminante en semis direct. Au-delà de limiter les risques d’adventices et de ravageurs, le semis direct sous couverts permet également de soutenir l’activité biologique des sols. Semer vos cultures de céréales d’automne en Agriculture de Conservation des Sols vous demandera néanmoins de revoir certaines de vos méthodes d’implantation, de fertilisation et de désherbage.

    Le précédent conditionne fortement les itinéraires techniques

    De manière générale, je déconseille les implantations de pailles sur pailles, notamment les blés sur blés. Toutefois, pour optimiser les chances de réussite sur ce type de précédents, il est indispensable que votre couvert atteigne un minimum de 3 tonnes de matière sèche par hectare ; sans cela, les risques sont importants et un passage en TCS est à envisager. Exporter les pailles permet d’assurer la qualité du semis, surtout avec un semoir à disque. L’interculture entre 2 pailles est courte ; ainsi, pour assurer une biomasse de couverts suffisante et casser les cycles, je vous conseille de vous diriger vers des implantations sous couverts permanents de trèfle, lotier ou luzerne. Ces couverts doivent être implantés en amont, idéalement avec un colza ou une céréale de printemps.

    Pour les personnes en transition au semis direct, il est préférable de vous orienter vers des implantations de céréales derrière colza, lin ou protéagineux, permettant des semis précoces, avec moins de problèmes de gestion des résidus de culture.

    Pour les précédents maïs grain, veillez à récolter le maïs haut pour limiter les résidus au sol et sécuriser le semis. La gestion des cannes est importante pour limiter les risques des fusarioses et permettre aux rapaces de chasser les campagnols. Un broyage des cannes de maïs post-semis est idéal. À défaut, vous pouvez également les rabattre au sol par un roulage au printemps en condition ressuyée.

    Avancer d’une semaine vos semis de céréales

    Ne pas travailler les sols réduit la libération d’azote par minéralisation. Le développement des céréales à l’automne est donc généralement plus lent. Pour palier cela, il vous faudra avancer vos dates de semis par rapport à des semis classiques.

    Néanmoins si vous rencontrez des problématiques de désherbage graminées, les semis doivent être retardés. Il faudra par conséquent densifier vos semis et éventuellement compenser le manque de minéralisation par une fertilisation adaptée.

    Majorer la densité de ses semis pour limiter le salissement des parcelles

    La densité du semis peut être un levier extrêmement intéressant dans la bonne gestion du désherbage. Doubler les densités sur des zones à problématiques graminées connues permettra une couverture plus rapide et une concurrence plus importante, limitant ainsi le salissement des parcelles.

    De manière générale, les densités de semis doivent être majorées en Agriculture de Conservation des Sols. Rappelez-vous que les précédents culturaux, le volume de résidus, mais aussi le type de semoir sont des facteurs importants à prendre en compte dans vos choix.

    Appliquer des biostimulants pour favoriser vos cultures de céréales

    Appliquer une fertilisation minérale localisée sur des blés assolés présente peu d’intérêt. Elle peut cependant être utilisée à certaines occasions :

    • En cas de carences avérées (notamment en phosphore) ou de risque de blocage.
    • Lors d’implantations de pailles sur pailles en semis direct.
    • Sur les semis tardifs (à partir de novembre) afin de compenser le manque de minéralisation.

    Le statut acido-basique de vos sols est à surveiller pour anticiper les risques de blocage. Au-delà du pH, il est également important de regarder le taux de calcaire total (CaCO3) sur les horizons superficiels en semis direct. Des acidifications de surface peuvent en effet apparaître par décalcification de l’horizon superficiel. Ces conditions seraient alors propices au développement de certaines graminées (notamment de vulpin).

    Si la fertilisation minérale n’est pas toujours nécessaire, l’utilisation de biostimulants apporte des résultats extrêmement intéressants, notamment en phase de transition au semis direct. L’apport de micro-organismes (extraits de compost, rhizobactéries PGPR, champignons…) ou de stimulateurs (macérations, acides humiques…) favorise l’activité biologique du sol, et participe à la bonne implantation des céréales d’automne. De larges gammes de produits existent aujourd’hui, à appliquer en plein, en localisé ou en traitement de semence ; n’hésitez pas à me contacter pour vous orienter vers les solutions les plus adaptées à votre système.

    Des solutions de biocontrôle pour limiter les dégâts causés par les ravageurs

    Semer dans un couvert vivant vous permettra de limiter considérablement les risques de dégâts de limaces ou de viroses (liés aux pucerons et cicadelles). Attention, la présence de graminées vectrices de virose – tel que l’avoine – dans un couvert avant céréales est à proscrire. Les mélanges variétaux constituent également un outil extrêmement intéressant dans la gestion du risque de maladies.

    Cependant, le non-travail du sol peut favoriser le développement de certains ravageurs, tels que les campagnols. Bien que leur contrôle reste impératif à l’automne, plusieurs mesures préventives peuvent être mises en place pour limiter le développement de leurs populations. Ainsi, le fauchage ou le broyage des étoles de pailles permettra par exemple à des prédateurs d’intervenir sur le contrôle de ces populations.

    D’autres pratiques de biocontrôle donnent également des résultats très intéressants sur la gestion des ravageurs, telle que l’utilisation d’huiles essentielles ou de macérations pour lutter contre les pucerons à l’automne.

    Une couverture vivante pour limiter le risque d’adventices

    Comme je vous l’indiquais, semer dans des couverts vivants limitera non seulement les risques de ravageurs, mais sécurisera également l’installation de la culture et améliorera la gestion du désherbage.

    Veillez tout d’abord à garder le plus longtemps possible une couverture vivante lors de votre désherbage. La destruction du couvert permettra ainsi de gérer les graminées, tout en laissant le couvert se dégrader le plus lentement possible.

    À la différence des itinéraires conventionnels (TCS, labour) où le travail de sol favorise la germination des adventices, la levée de dormance des mauvaises herbes en ACS sera principalement favorisée par la lumière et les précipitations. D’où l’importance de garder une couverture le plus longtemps possible. En présence de couvert et de résidus de cultures, il est indispensable de positionner le désherbage des céréales sous ou devant une pluie, lorsque le couvert commence à se dégrader.

    Par ailleurs, il est impératif de perturber le moins possible vos sols pour limiter les levées d’adventices. Cela implique des semis à vitesse lente, avec des semoirs perturbant très peu les sols. Je vous recommande d’utiliser un semoir à disque pour semer dans ce couvert vivant – l’utilisation d’un semoir à dents nécessitant généralement de broyer le couvert avant le semis.

    Le semis direct sous couvert entraine une dynamique de minéralisation et de levée des adventices particulière. La gestion de la fertilisation et du désherbage sont des aspects extrêmement importants en Agriculture de Conservation des Sols. Il devient alors impératif d’adapter vos plans d’interventions par rapport aux techniques conventionnelles.

    Pour être accompagné sur les techniques de désherbages et de fertilisation en semis direct, n’hésitez pas à me contacter ici ou directement sur mon profil Twitter @PaulRobertAgo

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